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Présentation des livres et partage d'informations diverses

LES PUBLICATIONS DE JEAN-LOUIS GARY

Interview de l’auteur du roman « Le Trésor du Major Hohensteinberg » : Jean-Louis Gary

Interview de l’auteur du roman « Le Trésor du Major Hohensteinberg » : Jean-Louis Gary

Interview de l’auteur du roman « Le Trésor du Major Hohensteinberg » : Jean-Louis Gary

 

Qui êtes-vous ?

Natif de Port-Vendres, de vieilles familles catalanes, j’ai fait mes études secondaires de philo au Lycée de Céret. Après un passage dans la Marine nationale, j’ai embrassé une carrière de « banquier », poursuivant concomitamment des études de contrôle de gestion puis de sciences de gestion et d’administration des entreprises. Ceci m’a permis d’accéder à des fonctions de cadre dirigeant d’une part, d’autre part d’enseigner dans des établissements d’enseignement supérieur. Je suis marié, nous avons un fils professeur qui est lui-même auteur de romans et de pièces de théâtre.

Amateur de rugby et l’ayant pratiqué moi-même, j’ai toujours eu une pensée pour l’U.S.A.P malgré mon éloignement passé de la région, mais aussi pour le Rugby Club de Toulon en souvenir de mon passage dans la rade.

Est-ce le premier livre que vous écrivez ?

Le premier roman que je publie ? Oui. Le premier livre que j’écris ? Non. J’ai écrit d’autres livres, plus intimiste, des livres de récits que je me suis racontés et que je garde pour moi, pour l’instant. J’ai contribué, en tant que conseiller, à la rédaction d’ouvrages technique sur la gestion d’entreprise, l’organisation des forces de ventes, les techniques de vente… La publication de ce roman est un tournant dans ma vie. La retraite m’a permis de prendre mes distances avec la rigueur de mon ancien métier et j’ai beaucoup de plaisir à dire que je suis romancier.

Pourquoi avez-vous choisi le thème du Trésor, est-ce par analogie ou nostalgie de votre passé professionnel ?

Les trésors que l’on imagine n’ont que très peu voire pas du tout de rapport avec ceux de ma vie professionnelle passée. Non, il n’y a aucun rapport. En nous réinstallant, avec mon épouse, dans notre région natale, j’ai renoué avec les récits de mes parents, de mes grands-parents, de ma belle-famille. Mon beau-père était très impliqué dans le maintien de la mémoire du conflit de 39/45. Le trésor de la république espagnole était un sujet souvent abordé, parce qu’il y a du mystère, parce qu’il y a de la fraude, parce qu’il y a de l’aventure, mais aussi parce qu’il y a une dimension humaine importante et prégnante.

C’est donc un nouveau livre sur le trésor de la république espagnole…

En aucun cas. C’est une fiction romanesque qui se crée et se nourrit de dimensions historiques qui sont liées par le roman, certainement pas par des faits authentiques. Il n’en reste pas moins que la description d’un événement recouvre la réalité, à l’exception d’un qui pour les besoins du récit a été imaginé. Ce livre est un roman, en aucun cas un livre d’histoire.

Ce trésor a-t-il réellement existé ?

S’il s’agit d’un trésor comme celui des pirates, la réponse est non. Il y a eu des transferts de fonds initiés par la république espagnole pour payer les armements dont elle avait besoin et pour continuer la lutte à partir de l’étranger, lorsque sa défaite fut imminente. Certains de ces transferts sont passés par notre région et de nombreuses hypothèses ont été développées. Je me suis inspiré de ces hypothèses, sans en retenir véritablement aucune.

 

Votre livre ne s’adresse donc pas aux chercheurs de trésor…

C’est un roman. Il s’adresse à ceux qui veulent s’enthousiasmer pour un récit, pour une recherche, pour une enquête, pour des rencontres entre des personnages parfois meurtris par la vie, parfois insouciants. Il s’adresse à ceux qui attendent de l’action, sans trop d’hémoglobine. Il s’adresse encore à ceux qui aiment la passion et le mystère. Il peut donc s’adresser aussi à des chercheurs de trésors.

Ce livre peut-il avoir une suite ?

La recherche de trésors n’a jamais de fins. La disparition de fonds de la république espagnole alimente épisodiquement les chroniques depuis plus de cinquante ans, le sujet n’est donc pas épuisé. Et puis, il y a d’autres trésors…

Est-ce à dire que vous allez vous spécialiser sur des ouvrages qui traitent de trésors ?

S’il peut y avoir une suite au « Trésor du Major Hohensteinberg », il y aura d’autres livres. Certains seront à dimensions plus humaines, d’autres pourront développer des récits de science-fiction ou encore plus philosophiques…

À vous entendre, il semble que certains soient déjà prêts.

C’est un fait. Certains manuscrits en sont déjà à la correction avant l’envoi chez l’éditeur. D’autres nécessitent des retouches.

Êtes-vous devenu un boulimique de l’écriture ?

Peut-être. Je ressens un véritable besoin d’écrire. C’est d’abord l’expression d’une passion refoulée pendant des années. L’exercice de mon métier précédent, que j’ai exécuté corps et âme, ne m’a jamais permis de rêver. Aujourd’hui, j’en ai la possibilité. Alors, pourquoi m’en priver ?

Ensuite, écrire des romans demande beaucoup de rigueur, d’investissements, de travail pour permettre à la créativité de s’exprimer. Je n’arrive pas à concevoir l’écriture sans un minimum de professionnalisme, et c’est là pour moi un deuxième challenge plein de perspectives nouvelles.

Avez-vous besoin de vous retrouver dans vos personnages ?

J’essaye d’éviter de le faire, car je pense que c’est une limite à la création. Par contre, mes personnages sont forcément une compilation de mes visions, de mes perceptions et sensations. Ils sont donc créés par mes filtres et portent ma marque même si je laisse, le plus possible, libre cours à mon esprit.

Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?

L’envie de rêver, l’évasion du présent et des contraintes pour rejoindre l’imaginaire.

Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre livre, laquelle choisiriez-vous ?

Ce n’est pas une phrase que j’ai écrite, mais une citation de Beaumarchais dans le Barbier de Séville : « De l’or, mon Dieu de l’or, c’est le nerf de l’intrigue » Le Barbier de Séville, I, 6 (1 775).

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